Nous sommes venus nous installer à Fraire en 1950, après un
court passage à Couillet. Nous venions de la région de Chimay, d'où notre accent "francisé". Ma mère d'origine française et mon père de Forge les Chimay n'avaient
pas du tout l'accent frairois et nous sommes devenus les
"fransquillons".
Nous habitions la maison (maintenant de Léon Evrard et Odette Huon)
de monsieur Quarante, le propriétaire. Mon père était arrivé à Fraire, réclamé par Hector Graux, patron de la scierie;
anciennement, celle-ci appartenait à Monsieur Quarante.
Mon père fut nommé contremaître car il avait déjà beaucoup d'année de pratique dans cette occupation. A quatorze ans, il commença dans cette branche chez Degivre, puis Mairesse et Edgard Graux, frère d'Hector; tous dans le sciage du bois. A 28 ans, il métrisait toutes les ficelles de ce métier.
Nous étions à la rue Mouchenère (actuellement rue de Morialmé) entourés de la ferme des frères Ponslet(Willy et René) et Berthe,
du facteur Vital Gochard et son épouse Juliette,
du magasin de Victoire Debiemme,
du garde-champêtre "Vandecstock" (père de Robert) et mari de Rosa
La maison de Camille Baudinne et Marie, parents de Christian
la boulangerie des frères Huon,(Sylvain et Marcel) et Georgette,
et dans le carrefour,il y avait la maison de Vital Leclercq,"pigeonniste" papa de Marcel.
La ferme de Marie "du Rouch" Gérard et son fils Guy. Je me rappelle qu'elle avait, à l'entrée de son étable, un renard à la place d'un chien de garde; pas moyen d'entrer. Cette ferme et la prairie en face étaient l'endroit idéal de prédilection pour la foudre. Celle-ci tombait régulièrement sur le téléphone et plusieurs vaches furent également foudroyées.
de monsieur Quarante, le propriétaire. Mon père était arrivé à Fraire, réclamé par Hector Graux, patron de la scierie;
anciennement, celle-ci appartenait à Monsieur Quarante.
Mon père fut nommé contremaître car il avait déjà beaucoup d'année de pratique dans cette occupation. A quatorze ans, il commença dans cette branche chez Degivre, puis Mairesse et Edgard Graux, frère d'Hector; tous dans le sciage du bois. A 28 ans, il métrisait toutes les ficelles de ce métier.
Nous étions à la rue Mouchenère (actuellement rue de Morialmé) entourés de la ferme des frères Ponslet(Willy et René) et Berthe,
du magasin de Victoire Debiemme,
du garde-champêtre "Vandecstock" (père de Robert) et mari de Rosa
La maison de Camille Baudinne et Marie, parents de Christian
la boulangerie des frères Huon,(Sylvain et Marcel) et Georgette,
et dans le carrefour,il y avait la maison de Vital Leclercq,"pigeonniste" papa de Marcel.
La ferme de Marie "du Rouch" Gérard et son fils Guy. Je me rappelle qu'elle avait, à l'entrée de son étable, un renard à la place d'un chien de garde; pas moyen d'entrer. Cette ferme et la prairie en face étaient l'endroit idéal de prédilection pour la foudre. Celle-ci tombait régulièrement sur le téléphone et plusieurs vaches furent également foudroyées.
Avec Marcel Leclercq comme chef de file, il y avait Christian
Baudinne, Francis et Eliane Ponslet (par après vinrent:Noël[Nono],Michel et
Olivier), Jean-Claude, Annie et Ginette Hallet.
Après la ferme Ponslet
on arrivait chez Aimé Lechat
et les parents de Marie Gérard, c'est-à-dire "el vî Rouch",c'était le quartier "del Taillette".
on arrivait chez Aimé Lechat
et les parents de Marie Gérard, c'est-à-dire "el vî Rouch",c'était le quartier "del Taillette".
Un peu plus loin deux autres maisons dont celle de Roger
Dumont et ensuite,nous arrivions à la Maroquette.
Connaissance d'un village.
Connaissance d'un village.
Lorsqu'on est gamin, et en ce temps, il faut préciser qu'il n'y avait presque pas de circulation et toutes les routes n'étaient pas goudronnées, nous étions dans tous les coins de Fraire et de Fairoul. A sept ans, on partait en vélo sur tous les chemins de la commune. Nous étions les très grands camarades de personnes qui pouvaient nous aider dans nos accidents vélocipédiques tel que: Maurice Gilmaire, Joseph Sybille
et le vieux "Capot". Ceux-ci, nous aidaient à réparer nos vélos.
Un jeu que nous aimions assez bien était de se lancer en vélo de chez Hontoy et de dévaller la pente pour sauter avec celui-ci sur la place en face du magasin Albert Matagne. Après,ils y ont construit un mur!
et le vieux "Capot". Ceux-ci, nous aidaient à réparer nos vélos.
Un jeu que nous aimions assez bien était de se lancer en vélo de chez Hontoy et de dévaller la pente pour sauter avec celui-ci sur la place en face du magasin Albert Matagne. Après,ils y ont construit un mur!
Nous nous rencontrions également, lors des baptêmes, devant l'église
pour courir après les "sous" (5, 10, 25 centimes , parfois un peu plus) que le parrain jetait aux enfants lors de la sortie. Les meilleurs gains furent récoltés lors d'un baptême de la famille Bayot où il était possible de ramasser la pièce de 50fr en argent.
pour courir après les "sous" (5, 10, 25 centimes , parfois un peu plus) que le parrain jetait aux enfants lors de la sortie. Les meilleurs gains furent récoltés lors d'un baptême de la famille Bayot où il était possible de ramasser la pièce de 50fr en argent.
C'est ainsi que j'ai pu me faire une bibliothèque avec le livre "Marabout" qui coûtait en ce temps une histoire de 12fr. Jean Hontoy était le fournisseur de ces livres et petit à petit nous sommes arrivés à discuter photos.
Tous les secrets de la vie s'apprennent en commençant très tôt.
Marcel nous apprit à confectionner un cerf-volant, un arc et des flèches, des bâtons sculptés; il nous conduisit dans le marais à la recherche de salamandre, de grenouille, de lézard, nous connaissions les différentes sources des ruisseaux de Fraire, les fontaines; nous avons jouer avec les oeufs de grenouille et voir éclore les jeunes tétards. Dans le ruisseau jaune, on était surtout attaqué par les sangsues, mais Marcel Cavillot, toujours avec ses bottes, lui qui fumait déjà très tôt, nous les enlevait avec le feu de sa cigarette.
Mais l'été, pendant les grandes vacances, nous étions aux champs avec Willy et René Ponslet. On partait le matin avec le char et les deux chevaux: Mina et Bijoux; René nous assayait sur leur dos jusqu'aux champs (Casbac, Monlaity, Blanc Chêne, les Minières...).Ces jours étaient, pour nous, des jours de fête car nous mangions nos tartines au champs et nous pouvions boire de la bière brune de table. On ramassait les gerbes de pailles et on les plaçait sur le char pour le retour à la ferme où les adultes faisaient de très grandes meules comme des maisons en vue de battre le grain, lorsque la moisson était terminée.

















